Quand la stratégie digitale écrase le lien : ce que j’ai mal compris dans mes commentaires
Je voulais bien faire.
J’avais posté un texte qui venait du cœur, un truc un peu plus cash que d’habitude. Et là… pour la première fois, j’ai eu plusieurs commentaires.
Des vrais. Des touchants.
Pas juste des émojis ou des “tellement vrai”.
Des personnes qui ouvraient la porte.
Et là, mon cerveau s’est transformé en commercial sous caféine.
J’ai répondu à tout le monde. Une par une. En essayant d’être gentil, mais aussi… un peu stratégique.
“Tu veux dire quoi exactement par là ?”
“Si jamais t’as envie d’aller plus loin, je peux t’envoyer un truc.”
“Je t’écris en privé ;)”
Mais au bout d’un moment, j’ai senti un truc bizarre dans mon ventre.
Comme un décalage. Un malaise diffus.
Je venais d’avoir un “vrai” engagement…
Et j’étais en train de tout casser, en mode robot-persuasion.
Closing sans conscience = malaise assuré : j’ai confondu répondre et forcer
Avant je croyais que répondre à tous les commentaires c’était forcément bien. Que ça montrait que j’étais là, que j’écoutais, que je respectais.
Mais maintenant je vois que ça dépend de l’énergie intérieure dans laquelle je le fais.
Quand j’ai posté, j’étais dans la vérité.
Quand j’ai répondu, j’étais dans l’attente.
Je voulais que ça débouche sur une conversation privée.
Je voulais (soyons honnête) qu’il y ait un rendez-vous au bout.
Je voulais que mes mots fassent avancer vers un “oui”.
Mais cette intention-là, même si elle est compréhensible…
Elle a tout verrouillé.
Parce qu’au lieu d’honorer le lien, j’ai voulu le rentabiliser.
Et ça, ça se sent dans l’énergie.
C’est toute la différence entre un closing aligné et une tentative de persuasion déguisée.
Copywriting ou tentative de contrôle ? Pourquoi mes réponses ont tout bloqué
J’ai relu mes réponses deux heures plus tard.
Et j’ai eu envie de me foutre des claques.
Y’avait des “super, merci pour ton partage 🙏”
Suivis 2 lignes plus bas de “si ça résonne, je peux t’envoyer une ressource”.
Mais… qui t’a demandé quelque chose, Eliott ?
Personne n’a cliqué.
Personne n’a répondu.
Même celle qui avait écrit “ça me parle trop, j’ai l’impression que tu lis en moi”…
Silence.
Et je comprends pourquoi.
Je me suis incrusté.
J’ai sauté une étape.
J’ai confondu stratégie digitale et précipitation émotionnelle.
J’ai utilisé les bons mots, mais pas depuis la bonne posture intérieure.
Ce que j’ai compris du closing éthique dans le Copytelling® : l’intention change tout
Ce que je retiens, c’est ça :
Le closing, c’est pas forcer une porte.
C’est reconnaître un mouvement qui est déjà là, et l’honorer.
Pas en parlant plus fort.
Pas en sautant les étapes.
Mais en écoutant.
Mika m’a dit un jour :
“Le closing, c’est un acte d’amour. Pas une preuve d’intelligence.”
J’avais pas compris.
Maintenant, un peu plus.
Je crois que j’ai encore du boulot avec ma posture intérieure.
Mais je commence à voir la différence entre “proposer” et “projeter”.
Et c’est précieux.
C’est aussi ça, le Copytelling® : reconnaître le moment juste, pas créer l’urgence.
Branding personnel et posture intérieure : vendre sans s’oublier, c’est un choix quotidien
Demain, si je reposte et que ça réagit…
Je me promets d’écouter avant d’écrire.
De laisser respirer le lien.
Parce que si je veux vendre avec le cœur, faut que j’arrête de répondre avec mon mental de survie.
À suivre…
(Et peut-être que je réécrirai ces réponses-là, juste pour moi. Pour sentir ce que j’aurais pu dire de plus vrai.)
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